deces

Publié le 20 Novembre 2014

Le 21 septembre, une nombreuse assistance s'est recueillie à Saint-Symphorien pour un hommage à Christiane, sous forme de chants, de poèmes et de textes d'amitié. Voici le texte que lui a offert l'A.S.E.S.:

Pour notre amie Christiane

Il y a ici des fleurs, des bouquets, des guirlandes avec des étoiles

endormis sous un drap de chaux.

Nous rêvions ensemble ces murs refleuris,

d’avoir de ces couleurs les yeux éblouis,

Nous rêvions de nous offrir ces bouquets

Mais comme les fleurs, les songes sont inconstants

car ainsi vont les choses, telles les joies et les peines

mêlées par le vent de la vie.

Nous rêvions de tableau fantastique,

de ces peintures en mouvement dans le ciel.

C’est un songe, c’est une illusion.

Nous avons connu avec toi le plus grand bien,

Le songe que les êtres soient rassemblés

Comme les fleurs de ces bouquets ou des guirlandes,

Le songe de celui qui peignit, il y a longtemps.

Mais tout n’est qu’illusion:

«Car le plus grand bien est peu de chose

car toute la vie n’est qu’un songe.» (Calderon de la Barca1600-1681)

Toutefois, quand le vent du temps se pose,

Le rêve de l’harmonie revient,

les étoiles restent dans le ciel.

Avec le rêve c’est à nouveau:

ton geste amical

ta parole qui réconforte,

ton ombre apaisée dans l’allée du jardin,

le craquement matinal d’un volet,

La danse de Justine et d’Athéna,

Le ronron de Mitzi,

La joie partagée de la fête au village.

Alors, à toi qui nous as tant donné,

Nous te promettons la floraison retrouvée de ces murs.

Et comme nous savons qu’une étoile veille sur nous,

Nous t’offrons ce poème d’A. de Musset pour te remercier

infiniment:

"Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses,

Pour savoir, après tout, ce que l’on aime le mieux,

Les bonbons, l’Océan, le jeu, l’azur des cieux,

Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.

Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses;

Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d’adieux.

Puis le coeur s’aperçoit qu’il est devenu vieux,

Et l’effet qui s’en va nous découvre les causes.

De ces biens passagers que l’on goûte à demi,

Le meilleur qui nous reste est un ancien ami.

On se brouille, on se fuit. Qu’un hasard nous rassemble,

On s’approche, on sourit, la main touche la main,

Et nous nous souvenons

que nous marchions ensemble,

Que l’âme est immortelle, et qu’hier c’est demain."

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Rédigé par A.S.E.S

Publié dans #hommage, #A.S.E.S., #décès, #Viala-du-Tarn, #Aveyron, #association

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